Plus je dors, plus je rêve. Plus je rêve, moins j’oublie. La douleur au creux de mes reins, les mouvements saccadés des tiens, les mouvements saccagés des miens, mon corps à la merci de tes mains. Tes va-et vient.

Moins j’oublie, plus j’ai mal. J’ai tellement souffert que la souffrance s’est distillée dans mes veines. J’étais jeune, j’étais agile. Mes parents diront un peu trop docile.

Le temps ne m’a pas soulagé. Ma sueur épouse encore la courbe de mon échine quand je les entends murmurer. Regard muselière, regard tsunami, regard guillotine.

Là où les cicatrices restent invisibles, les béances sont immuables. Elles m’ont englouti tout entier pour que jamais je n’oublie. Et moins j’oublie, moins je guéris. Moins j’oublie, plus je me maudis de n’avoir su dire que « oui ».

 

Comment s’affranchir de la honte d’avoir un jour accepté un Kinder Pingui ?

Je profite d’une accalmie, je requiers l’insomnie.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s